A croire que nous attendions la prochaine crise… C’est que dire, il y a de quoi ! Pléthore d’articles, vidéos, reportages sont diffusés à ce sujet… au fond, nous attendons l’économiste qui nous dictera la marche à suivre. A l’instar d’Adam Smith, John Maynard Keynes ou encore Jean Baptiste Say à leurs époques respectives.

 

Pourquoi une crise serait-elle imminente ? 

 

Une affaire de cycle… Cela fait plus de 10 ans que la crise économique a sévi… Initialement financière, elle est devenue très rapidement économique. L’intervalle entre deux crises n’a cessé de diminuer au cours des derniers siècles. Un nouveau cycle de forte baisse devrait visiblement arriver dans les prochains semestres.

 

Une économie en berne et l’absence de soupape de sécurité…

 

Malgré les taux bas voire négatifs, une relance budgétaire semble difficile en raison des déficits publics. Les multinationales ont dorénavant davantage d’influence sur l’économie que les États.

 

Les banques centrales ont utilisé tous les mécanismes et évoquent de nouveau celui de l’hélicoptère. La monnaie créée grâce à la planche à billet ne parvient plus jusqu’à l’économie réelle. Les marchés financiers et les états sont sous perfusion, mais s’en plaignent toutefois pas, à la différence du commun des mortels qui arrive à joindre juste les deux bouts.

 

Quelle serait la cause de cette nouvelle crise ? 

 

De manière générale, un grand nombre de personnes anticipent la prochaine crise comme aussi désastreuse que les précédentes, c’est-à-dire un krach venant de nulle part avec effet immédiat. Une crise des compagnies d’assurances causée certes par les taux négatifs mais surtout par l’annulation de tout ou partie des dettes des États. Les épargnants verront leur liquidité bloquée voire disparaître… Les épines du sapin risquent vraiment de piquer…

 

Au contraire, et c’est un avis purement personnel, la crise devrait arriver très doucement. Celle-ci n’aura véritablement pas de cause spécifique comme les précédentes (subprimes, pétrolier, etc) mais ce sera une remise en cause du système, qui devra évoluer très rapidement. Un changement de paradigme qui deviendra nécessaire. Un système où une croissance nulle deviendra la norme et où l’inflation ne sera plus considérée comme une valeur clé.

 

Après la digitalisation de tous les secteurs économiques, ce sera au tour de l’économie de subir sa propre transformation. Cette mutation a déjà commencé. La hausse des revendications et les technologies naissantes (cryptomonnaie, blockchainisation) sont en train de préparer les balbutiements d’une nouvelle économie. Certaines institutions clés du capitalisme risquent de disparaître.

 

Le changement est indéniable et les conséquences ne seront pas des moindres.

 

Affaires à suivre…
LM